L’espionnage industriel n’est pas mort

Des secrets commerciaux de Google transmis au gouvernement chinois ?

Cela ressemble à un scénario de film, mais c’est pourtant ce qui est arrivé à la firme californienne. En 2022 et 2023, Linwei Ding a copié des données confidentielles relatives aux TPU, GPU et cartes réseau de Google avant de les importer sur son cloud personnel puis de les partager avec des sociétés affiliées au régime chinois. En janvier 2026, la justice américaine a condamné l’ex-ingénieur sur le fondement de sept chefs d’espionnage économique et sept chefs de vol de secrets commerciaux.

Énième illustration de la rivalité sino-américaine autour des technologies d’IA, cet épisode rappelle également que toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent s’inquiéter des risques d’espionnage économique ou de malveillance provenant de l’intérieur.

Nos conseils pour s’en prémunir ⤵️

✅ Prêter une attention particulière à la sécurisation du patrimoine immatériel de l’entreprise : brevets, retours d’expériences, données brutes…

✅ Au-delà de la seule vérification des diplômes, intégrer aux processus de recrutement des étapes de screening ou de background checks, notamment pour les postes les plus sensibles.

✅ Suivre avec attention tout comportement informatique inhabituel en améliorant la traçabilité des transferts de données.

✅ Développer une culture du cloisonnement de l’information, pour ne partager cette dernière qu’avec ceux qui ont « besoin d’en connaître ».

Maximiser la sécurité économique de l’entreprise nécessite de comprendre que la menace peut aussi bien provenir de l’intérieur que de l’extérieur – et d’en tirer toutes les conséquences.

Précédent
Précédent

Souveraineté numérique : une urgence

Suivant
Suivant

La guerre informationnelle est déclarée