La guerre informationnelle est déclarée

Lutter contre les tentatives de désinformation visant la France : c’est l’objet d’un appel d’offres confidentiel lancé il y a quelques jours par le ministère des Affaires étrangères.

En septembre dernier, lors d’un événement intitulé « Le Quai d’Orsay face à la guerre informationnelle », la secrétaire générale du ministère, Anne-Marie Descôtes, évoquait déjà une « bataille des récits » se déroulant « sur un terrain immense et fragmenté », une « guerre informelle » dans laquelle tous les coups sont permis.

 Ce diagnostic ne surprendra pas les entreprises, qui évoluent depuis longtemps dans un espace informationnel devenu champ de bataille, où se jouent leur réputation et leur compétitivité.

Pour elles, se protéger des tentatives de manipulation ne suffit plus : il s’agit désormais de préempter l’espace informationnel, ou, pour le dire autrement, d’énoncer de façon crédible un récit ou un contre-récit au service des intérêts de l’entreprise.

Pour y parvenir, il ne suffit pas d’automatiser de la veille sur son environnement concurrentiel et sa réputation, comme le font déjà la plupart des entreprises.

Il faut aller plus loin et s’appuyer sur cette analyse pour agir : ⤵️ 

✅ En concevant une stratégie claire, fondée sur des argumentaires ciblés et assumés, et en planifiant la contre-offensive.

✅ En adoptant un état d’esprit agile permettant de réagir rapidement : les circuits de validation interminables ajoutent à la confusion.

✅ En ne cédant pas à l’inertie (« il suffit d’attendre et ça va passer ») et en mettant en œuvre la riposte conçue dès que la situation l’exige.

Comme le disait très justement Anne-Marie Descôtes, « la France a des armes à faire valoir face à ces menaces » informationnelles – et ces armes sont, pour partie, entre les mains de ses entreprises.

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