Fact checking : de quoi parle-t-on ?
« La liberté d’expression l’emporte sur la modération ».
C’était il y a un peu plus d’un an : Mark Zuckerberg, PDG de Meta, annonçait la fin, aux États-Unis, du programme de fact-checking déployé sur Facebook et Instagram depuis 2016. L’entreprise a fait savoir qu’elle entendait faire de même dans d’autres régions du monde, y compris en Europe.
Cette décision intervient alors que la quantité d’informations disponible explose et que leur qualité, à l’inverse, décroît toujours davantage. Dans ce contexte, l’absence de dispositif de vérification, conjugué à l’essor de l’IA et des réseaux sociaux, augmente considérablement le risque de désinformation. Tout individu mal intentionné peut désormais lancer des attaques à l’effet démesuré.
L’esprit critique devient donc plus important que jamais, notamment dans les entreprises, régulièrement visées par des campagnes de déstabilisation. Ces campagnes, diligentées par des activistes actionnariaux, environnementaux ou politiques (voire des concurrents mal intentionnés), peuvent dégrader l’image de l’entreprise, et, partant, affecter sa valeur boursière et son corps social.
Face à ces risques, quelques réflexes simples ⤵️
✅ Évaluer systématiquement la qualité de l’émetteur de l’information afin d’en vérifier l’origine : quels sont ses antécédents, ses financements, son positionnement ?
✅ S’appuyer sur des tiers de confiance pour vérifier l’information et multiplier les angles de confirmation.
✅ Acculturer les équipes à ces risques pour encourager l’exercice de l’esprit critique à tous les niveaux de l’entreprise.
Le paysage informationnel évolue à grande vitesse ; pour garder le rythme et se protéger, les entreprises doivent adapter leurs postures à cette nouvelle donne.